Pauvre âme pâle, au moins cette eau du puits glacé,
Bois-la. Puis dors après. Allons, tu vois, je reste,
Et je dorloterai les rêves de ta sieste,
Et tu chantonneras comme un enfant bercé.
Midi sonne. De grâce, éloignez-vous, madame.
Il dort. C'est étonnant comme les pas de femme
Résonnent au cerveau des pauvres malheureux.
Midi sonne. J'ai fait arroser dans la chambre.
Va, dors ! L'espoir luit comme un caillou dans un creux.
Ah ! quand refleuriront les roses de septembre
Paul VERLAINE (1844-1896)
(Recueil : Sagesse)
L'espoir luit... il est là... parfois silencieux... il est le dernier à mourir...
Sans lui... pas de rêves, pas de but... seulement des échecs !
Il est plus long à s'installer qu'à déguerpir en tous cas...
Mais il est revenu dans mon coeur, il refait sa place tranquillement...
Je le laisse reprendre ses marques pendant que je reprends les miennes !
On ne change pas une équipe qui gagne...
Dulce