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Supplique...

 

Cà faisait longtemps, tellement longtemps que je ne mentionnais plus Jacques Salomé !!! Trop longtemps... !

 

Au fil de ma lecture (Jamais seuls ensemble), j'ai été vraiment touchée par un poème qui figure dans ce livre. C'est un poème d'Arlette Jeskowiak, "Supplique à un homme qui existe peut-être".

 

Tout le monde ne communique pas sa souffrance de la même façon. Certains la taisent, d'autres la crient. Je ne saurais dire laquelle des deux est la meilleure façon d'agir ! Je dirai même que ni l'une, ni l'autre est la bonne !!! Se taire, c'est en quelque sorte refuser de l'aide, tandis que crier, c'est faire fuir cette même aide !!!  

 

C'est si bon, d'être compris, pour ne pas taire ou crier sa souffrance ! Tout le monde a besoin d'amour, de compréhension, d'attentions... dans les bras de quelqu'un d'autre. Que ce soit dans les bras de son amour, d'une maman, d'un papa, d'une soeur, un frère, une amie... On attend tous d'être compris sans rien dire, et pourtant, l'autre ne peut pas toujours deviner. On ne peut pas attendre des autres qu'ils prennent en charge nos besoins. Si on a besoin d'une attention, d'un conseil, d'un avis, il est quand même préférable de demander, non ?

 

Une de mes collègues a dit il n'y a pas longtemps qu'elle répétait toujours à ses enfants :"Si vous avez besoin d'aide, il faut nous la demander. Si nous ne sommes pas au courent de ce qui ne va pas, nous ne pourront jamais vous aider " Comme c'est juste !!!

 

Je vous laisse avec le poème d'Arlette Jeskowiak.

A méditer.

 

 

Dulce

 

 

Supplique à un homme qui existe peut-être

 

N'aie pas peur de ma violence,

Ecoute ! Ce sont les cris de ma souffrance,

le chant de ma désespérance.

Mes cris d'amour à moi,

sont cette déchirure,

et cette blessure,

tapies tout au fond de mon corps,

qui saigne encore.

Non ! Ne te fâche pas, ne fuis pas,

ne hurle pas.

Prends-moi plutôt dans tes bras,

berce-moi tout contre toi,

et tu verras

comme je saurai alors

m'enrouler au pays de ton corps.

Serre-moi très fort,

murmure-moi que tu m'aimes encore.

J'ai tellement besoin

que tu retiennes ma main,

que tu apaises ma désespérance.

J'ai trop souvent

serré les dents,

assassiné mes illusions,

souffert... plus que de raison.

Aussi, je t'en prie,

écoute mes cris, et tu pourras ainsi

me rendre le droit à la vie.

Ce droit qui m'a été refusé

dès mon premier cri de bébé.

 

Arlette Jeskowiak

dans:"Jamais seuls ensemble", de Jacques Salomé.

  

PS: Pour ceux qui auraient déjà lu mon article, j'ai fait une rectification. J'avais écrit que ce poème se trouvait dans le livre "parle-moi, j'ai des choses à te dire"... en fait, c'est dans "jamais seuls ensemble", du même auteur, Jacques Salomé.

Je suis désolée de la confusion.

Dulce

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M
ne pas rester seul et apprendre à demander de l'aide, c'est mettre de la couleur dans le quotidien, respirer et accueillir la vie!
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D
Merci Laurent... à toi aussi, beaucoup de bonheur... je continue mon chemin à travers ma liste de blogs amis, à qui je laisse un petit mot, aujourd'hui ! Bisous.
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L
<br /> GROS BIZOUS<br /> LOLO
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D
Bisous ma Flo... Beaucoup de bonheur pour toi aussi... tout plein !
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F
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